Trente ans après sa première bouille ronde, la Renault Twingo revient là où on ne l’attendait plus. Le constructeur lui offre une quatrième vie, 100 % électrique, mais sans renier ce qui faisait son charme : un design malin, une taille de poche et un esprit débrouillard. Prévue pour le printemps 2026, la Twingo E-Tech promet 263 km d’autonomie et surtout un prix d’appel sous les 20 000 €. Sur le papier, la recette semble simple. Dans les faits, Renault signe un vrai retour aux sources, entre nostalgie et modernité.
Sommaire :
Un retour aussi nostalgique que malin
Cette quatrième génération de la Renault Twingo reprend les éléments qui ont fait sa légende. Le regard arrondi, la calandre au léger sourire et les feux avant ronds à LED évoquent immédiatement la petite citadine de 1993. Sur le capot, les trois ouïes typiques sont toujours là, mais elles cachent désormais une trappe pour le lave-glace. Un clin d’œil aussi pratique qu’esthétique puisque le capot est maintenant fixe. Le dessin général conserve l’esprit monovolume, avec un pare-brise très incliné et un capot court. On dirait que c’est le gage d’une meilleure visibilité et d’une silhouette aérodynamique.
De profil, les vitres allongées rappellent l’effet « bulle » de la première génération, tandis que les petites ailettes arrière guident le flux d’air. À l’arrière, la forme concave du hayon est toujours présente, surmontée d’un bandeau noir reliant les feux. Ces derniers restent allumés en permanence pour renforcer la visibilité en zone urbaine. Le nom Twingo s’affiche dans un alphabet inédit, placé au centre du hayon comme un clin d’œil au logo d’origine.
La nouvelle Twingo 2026 s’allonge à 3,79 m (contre 3,62 m pour la Twingo 3 et 3,43 m pour la première). L’empattement, lui, reste à 2,49 m. Ces proportions donnent à la citadine un profil plus posé et plus équilibré, sans perdre son air compact.
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Une petite citadine pensée pour la ville
Sous son allure familière, la Renault Twingo électrique repose sur la nouvelle plateforme Ampere Small, commune aux Renault 5 et 4L électriques. Ce socle technique simplifie la conception et réduit les coûts, tout en permettant une intégration plus efficace des batteries. Avec 1 200 kg sur la balance, la Twingo reste l’une des voitures électriques les plus légères de sa catégorie. Un atout rare à l’heure où les citadines prennent du poids.
Le châssis reprend une formule simple et éprouvée : un train avant compact et un train arrière dérivé du Captur. Ce choix technique vise à préserver le confort tout en limitant les coûts de production. La suspension a été recalibrée pour offrir un bon compromis entre agilité et souplesse, tandis que la direction reste légère et précise, fidèle à la réputation du modèle. Les roues de 16 à 18 pouces, selon la version, renforcent la stabilité tout en soignant la présence visuelle. En revanche, les versions équipées des grandes jantes seront un peu plus fermes sur les pavés.
Le travail sur l’aérodynamisme a été poussé plus loin que sur la Twingo 3. Les arêtes arrière et les bas de caisse redessinés canalisent le flux d’air, tandis que le fond plat contribue à l’efficacité énergétique. Résultat : la petite citadine garde ce tempérament agile et joueur, tout en consommant moins.

Un intérieur moderne, mais sans chichi
Dès qu’on monte à bord, on retrouve cette atmosphère claire et malicieuse qui a toujours défini la Renault Twingo. L’habitacle se veut fonctionnel, coloré et accueillant, avec des matériaux simples, mais bien ajustés. Devant le conducteur, un écran 7 pouces regroupe les données essentielles. Juste à côté, un écran tactile de 10 pouces gère le multimédia et la connectivité. Sur la finition Évolution, il sert à dupliquer le smartphone via Android Auto ou Apple CarPlay. La version Techno, elle, embarque le système Android Automotive avec tous les services Google intégrés.
La navigation Maps, le planificateur de recharge et l’assistant vocal font partie de l’équipement, tout comme Reno, un petit avatar animé relié à ChatGPT. Celui-ci peut répondre aux questions, ajuster la climatisation ou lancer la navigation. Une touche d’intelligence artificielle bienvenue, bien intégrée et sans surenchère.
Le ton général reste joyeux. Les inserts colorés reprennent la teinte de la carrosserie, tandis que le bouton rouge des warnings, en forme de bonbon, évoque immédiatement la première Twingo. Même si la position de conduite demeure naturelle. Il se peut que les grandes personnes trouvent le pare-brise un peu bas.
On apprécie le fait que l’ambiance intérieure garde ce ton joyeux propre à la Twingo. Les inserts colorés reprennent la teinte de la carrosserie. De même, le bouton rouge des warnings, en forme de bonbon, rend hommage au modèle de 1993. Les commandes sont claires, la position de conduite naturelle, même si les plus grands remarqueront un pare-brise assez bas.
Jusqu’à 24 aides à la conduite peuvent être intégrées selon la finition. Parmi lesquelles, la reconnaissance des panneaux, le maintien dans la voie, le régulateur adaptatif ou alerte d’angle mort.

Habitabilité et astuces : toujours aussi futée
La Renault Twingo E-Tech reste fidèle à ce qui a toujours fait sa force : l’espace et la modularité. À l’arrière, deux sièges indépendants coulissent sur 17 cm, offrant le choix entre 305 litres de coffre ou plus de place pour les jambes (205 L). En rabattant les dossiers, on atteint plus de 1 000 litres de volume, de quoi loger valises, poussette ou meuble plat sans effort.
Le plancher légèrement surélevé par la batterie relève un peu les genoux, mais Renault compense par une assise bien dessinée et plusieurs astuces pratiques. Un plancher modulable à deux niveaux, un double fond de 50 L pour les câbles, et une plage arrière souple qui se replie et se range d’un geste. L’esprit Twingo, c’est ça : de petites idées simples qui changent tout au quotidien.
Les supports UClip, inspirés de Dacia, permettent d’ajouter des accessoires comme un crochet, une lampe ou un porte-sac. Le coffre, facile d’accès, complète un habitacle étonnamment polyvalent pour la taille du véhicule.

Moteur, autonomie et recharge
Sous le capot, la Renault Twingo électrique adopte un moteur avant de 82 ch (60 kW) alimenté par une batterie LFP de 27,5 kWh utiles. Cette technologie lithium-fer-phosphate, plus économique et plus stable que le lithium-ion classique, privilégie la longévité à la performance brute.
L’autonomie annoncée atteint 263 km selon le cycle WLTP, ou 250 km avec les grandes jantes de 18 pouces. Pour un usage urbain et périurbain, c’est amplement suffisant. Côté recharge, la simplicité reste de mise. De série, la Twingo reçoit un chargeur embarqué de 6,6 kW, idéal pour un wallbox domestique. Comptez un peu plus de 4 heures pour passer de 10 à 100 %.
L’option Advanced Charge ajoute un chargeur 11 kW et la charge rapide de 50 kW DC. Dans ce cas, 80 % de la batterie se récupèrent en une trentaine de minutes sur une borne rapide. Attendez-vous à une durée d’environ 2 h 30 sur borne publique.

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Prix, finitions et disponibilité
Avec cette quatrième génération, la Renault Twingo E-Tech simplifie son offre pour aller à l’essentiel. Deux finitions sont prévues, dont l’une des versions est axée sur les équipements indispensables du quotidien. Quant à l’autre, elle est plus complète, et dotée de la connectivité Google et de plusieurs aides à la conduite supplémentaires.
Le prix d’appel est fixé à moins de 20 000 €, avant déduction du bonus écologique. Produite en Europe, la citadine pourra bénéficier d’une aide ramenant son tarif autour de 16 000 €. Un tarif qui en ferait l’une des voitures électriques les plus abordables du marché.
La fabrication sera assurée à Novo Mesto, en Slovénie, où les générations précédentes ont déjà été assemblées. L’usine, spécialisée dans les petits formats, dispose de lignes adaptées à cette nouvelle mouture. À peine deux ans se sont écoulés entre le concept et la version de série. Renault a gagné du temps en s’appuyant sur la plateforme Ampere Small et sur le centre d’ingénierie chinois pour le développement logiciel.
Les commandes ouvriront fin 2025 et la commercialisation interviendra au printemps 2026, confirmant la place de la Twingo dans la stratégie électrique du constructeur.
En vidéo pour une présentation complète de cette 4e mouture :






