Vous cherchez un SUV familial haut de gamme pour les trajets du quotidien comme pour les départs en vacances ? La nouvelle Mercedes GLC électrique joue clairement dans cette catégorie. Face aux BMW iX3, Audi Q6 e-tron et Tesla Model Y, elle gagne quelques centimètres. Elle soigne sa présentation intérieure et passe à une architecture 800 V pour accélérer les recharges sur autoroute. Reste à voir ce que cela donne au quotidien.
Sommaire :
Design extérieur et gabarit : un SUV étiré pour l’électrique
Si vous connaissez le GLC thermique, la différence saute rapidement aux yeux. Cette version 100 % électrique gagne 13 cm et approche désormais les 4,85 m de long. Le gabarit est donc conséquent, mais la ligne de toit légèrement courbée évite au SUV de paraître trop massif.
C’est surtout la face avant qui risque de faire débat. L’imposante calandre, éclairée par une multitude de petits points lumineux, reprend certains codes des anciennes Mercedes. Les phares en forme d’étoile renforcent encore cette signature visuelle. Sur la route, difficile de ne pas le remarquer.
De profil, le capot découpé et les grandes jantes accentuent son allure imposante. Un détail nous a toutefois moins convaincus au quotidien. À l’ouverture des portes, les poignées affleurantes sortent avec un bruit métallique assez sec. Sur une voiture à ce tarif, on aurait apprécié un fonctionnement plus discret.
À l’arrière, la barre noire qui relie les feux alourdit légèrement le dessin. Les contours de roues peints dans la couleur de la carrosserie atténuent aussi le côté aventurier auquel le GLC nous avait habitués.

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Habitabilité et coffres : la modularité à l’épreuve des familles
À bord, les centimètres supplémentaires profitent directement aux passagers arrière. Même au-delà de 1,80 m, l’espace reste généreux pour les jambes et la tête. Le plancher plat facilite aussi l’installation de la personne assise au milieu. Son dossier reste toutefois assez ferme pour les longs trajets, comme sur beaucoup de modèles concurrents.
Le coffre principal perd 50 litres par rapport aux versions essence et diesel. Il conserve tout de même 570 litres sous la tablette, puis jusqu’à 1 740 litres une fois la banquette rabattue.
Mercedes ajoute surtout un coffre avant de 128 litres. Il s’ouvre en appuyant simplement sur le logo de la calandre. C’est un emplacement particulièrement pratique pour ranger les câbles de recharge, surtout lorsqu’ils ont traîné sous la pluie, ou pour y glisser une petite valise sans encombrer le coffre arrière.
Avec la suspension pneumatique en option, un bouton installé dans le coffre permet également d’abaisser l’arrière du véhicule. Un petit détail qui prend tout son sens lorsqu’il faut charger un objet volumineux. Le GLC peut par ailleurs tracter jusqu’à 2 400 kg, une valeur élevée pour un SUV électrique.
Vie à bord et technologies : l’expérience MB.OS et l’Hyperscreen
L’option Hyperscreen, facturée environ 1 500 €, transforme la planche de bord avec une immense dalle vitrée de 39,1 pouces. Sans elle, vous retrouvez trois écrans distincts, avec celui du passager qui reste inactif.
Une remarque mérite d’être faite avant de prendre la route. Selon votre taille et votre position de conduite, la partie supérieure du volant peut masquer le haut des compteurs. Il faudra donc parfois ajuster légèrement sa position pour retrouver une lecture complète.
Le système embarqué se montre par ailleurs très fluide et calcule rapidement les arrêts recharge. Le passager peut regarder un film pendant le trajet, tandis qu’une petite caméra surveille son regard. Si celui-ci quitte la route, l’écran est coupé. Le dispositif fonctionne correctement dans l’ensemble, même si les lunettes de soleil peuvent parfois perturber la détection.
Le toit panoramique apporte beaucoup de lumière dans l’habitacle. En revanche, l’absence de véritable store devient vite gênante lorsque le soleil tape fort en été. L’insonorisation reste excellente sur autoroute, malgré quelques plastiques durs dans le bas des portes. Le noir laqué, lui, se couvre rapidement de traces de doigts. Quant au massage des sièges, il se concentre uniquement sur le bas du dos.
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Moteur, transmission et châssis : 489 ch face au défi du poids
La Mercedes GLC 400 4MATIC ne manque pas de répondant. Ses deux moteurs électriques développent 489 ch et l’exercice du 0 à 100 km/h ne demande que 4,3 secondes. Les reprises sont donc très franches, notamment pour s’insérer ou dépasser. Avec près de 2,5 tonnes sur la balance, le poids se rappelle toutefois à vous lors des freinages appuyés.
Le comportement change sensiblement selon le réglage choisi. En mode Confort, les suspensions filtrent bien les défauts de la chaussée, mais la carrosserie pompe légèrement sur les routes ondulées. À l’arrière, ce mouvement peut finir par donner le mal de cœur aux passagers sensibles. Le mode Sport raffermit l’ensemble et corrige en grande partie ce phénomène. Le GLC reste toutefois un peu moins dynamique qu’une BMW iX3.
En ville, les roues arrière directrices valent le détour. Avec un rayon de braquage de 11,2 mètres, le grand SUV se montre étonnamment facile à placer dans les rues étroites et les parkings. Le freinage régénératif est lui aussi suffisamment puissant pour ralentir et s’arrêter sans toucher à la pédale de frein la plupart du temps.
Autonomie et consommation réelle : le bilan face aux chiffres WLTP
Avec sa batterie de 94 kWh nets, Mercedes annonce entre 632 et 713 km d’autonomie selon le cycle WLTP. Dans les conditions réelles, les distances parcourues sont évidemment plus modestes.
Sur un parcours mêlant route, ville et relief, la consommation tourne autour de 20,6 kWh/100 km. Il faut alors compter environ 400 à 450 km avant de devoir recharger. À 130 km/h sur autoroute, la consommation grimpe autour de 25 kWh/100 km, avec un rayon d’action qui tombe à environ 350 à 380 km entre deux recharges. En hiver, l’autonomie se situe généralement autour de 400 km.
Pour limiter la consommation sur les voies rapides, le moteur arrière reçoit une boîte de vitesses à deux rapports. Le second s’enclenche aux allures autoroutières afin de maintenir un meilleur rendement du moteur électrique.
Recharge haute tension (800 V) : rapidité d’exécution et contraintes
Avec son architecture 800 V, la Mercedes GLC électrique accepte jusqu’à 330 kW en charge rapide. Sur une borne adaptée, le pic peut même atteindre 354 kW à partir de 7 % de batterie. Mercedes annonce ainsi un passage de 10 à 80 % en 22 minutes et jusqu’à 300 km récupérés en 10 minutes.
Il y a toutefois un détail à connaître avant de signer. Le convertisseur 400 V n’est pas fourni de série. Cette option, facturée environ 700 €, devient nécessaire pour utiliser certaines bornes rapides fonctionnant en 400 V. C’est notamment le cas des anciens chargeurs sur autoroute ou des Superchargeurs Tesla V3. Une fois installé, le système accepte bien ces bornes, mais avec une puissance limitée à 100 kW.
Pour les recharges quotidiennes à domicile ou en ville, le chargeur embarqué atteint 11 kW, ou 22 kW avec l’option. Il prend également en charge la recharge bidirectionnelle V2G et V2H.
Prix du GLC électrique : attention aux options
La Mercedes GLC 400 4MATIC démarre à 71 900 € en finition Avantgarde Line et atteint 76 550 € en AMG Line. La configuration peut toutefois faire grimper sérieusement l’addition. Avec les équipements les plus coûteux, la facture approche les 100 000 €. À ce niveau, les alternatives chinoises ont de quoi faire réfléchir. Un Xpeng G9 ou un Smart #5 proposent autant, voire davantage sur certains aspects, avec un prix inférieur de 30 à 50 %.
Verdict : un excellent SUV électrique, à condition de bien le configurer
La Mercedes GLC électrique réussit surtout par son confort, son silence à bord et son niveau d’équipement. L’espace intérieur est généreux, le coffre avant de 128 litres se révèle très pratique au quotidien. En outre, la recharge 800 V fait gagner un temps précieux sur les longs trajets. En ville, les roues arrière directrices rendent ce grand SUV étonnamment maniable. Tandis que l’insonorisation reste remarquable sur autoroute.
Le principal bémol concerne les options. La facture grimpe rapidement dès que l’on commence à personnaliser la configuration. Certaines méritent néanmoins d’être anticipées, à commencer par le convertisseur 400 V, qui évite les mauvaises surprises sur certaines bornes rapides.
Le GLC 400 4MATIC électrique reste donc un choix très cohérent, à condition de sélectionner les bonnes options dès la commande.






