Un nouveau rappel chez Stellantis vient s’ajouter à une série déjà longue. Après avoir immobilisé près de 237 000 véhicules pour un problème d’airbags Takata, le groupe annonce une nouvelle campagne en France. Cette fois-ci, pas moins de 68 000 voitures sont concernées. En cause, un défaut sur le moteur 1,2 PureTech qui pourrait provoquer une fuite d’huile et un risque d’incendie.
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68 000 véhicules rappelés pour un risque d’incendie sur le moteur PureTech
Le moteur 1,2 PureTech atmosphérique de 82 et 83 ch est à nouveau pointé du doigt. Cette fois-ci, le problème identifié concerne la buse de refroidissement par jet d’huile, une pièce qui pourrait se détériorer prématurément. Cette défaillance peut provoquer une perte de puissance, des bruits anormaux sous le capot. Dans certains cas, elle provoque aussi un dégagement de fumée ou une odeur de brûlé à cause de la projection d’huile sur l’échappement.
Ce rappel touche 57 000 Citroën C3, 8 700 Opel Corsa et 2 500 Peugeot 208, fabriquées entre octobre 2022 et octobre 2024. Stellantis indique que le moteur cale avant qu’un incendie ne puisse se déclencher, mais préfère agir par précaution.
Dans cette optique, le groupe ex PSA invite les propriétaires à se rendre rapidement en concession. Ceux qui sont réellement concernés recevront un courrier officiel. L’intervention consiste en une vidange complète de l’huile moteur et un remplacement du filtre à huile. Il précise aussi que cette opération ne prendra pas plus de 30 minutes et sera gratuite.
Ce nouveau rappel chez Stellantis survient alors que le groupe menait déjà des actions pour améliorer la fiabilité du moteur PureTech. Le constructeur avait lancé une campagne d’entretien préventif, accompagnée de l’introduction d’une nouvelle huile moteur plus résistante. Toutefois, ce défaut de refroidissement n’est pas lié aux performances globales du moteur. Il s’agit d’un problème spécifique à un fournisseur et non d’une erreur de conception, ce qui explique pourquoi seuls certains véhicules sont concernés.

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Un nouveau rappel qui s’ajoute à une longue liste
Ce nouveau rappel chez Stellantis est loin d’être un cas isolé pour le groupe multinational. Ces derniers mois, il a dû faire face à plusieurs campagnes de rappel d’envergure. En cause, des airbags Takata et un problème sur la chaîne de distribution du moteur PureTech.
Le défaut des airbags Takata concerne 236 900 véhicules en France, notamment des Citroën C3 et DS3 produites entre 2008 et 2013. Ce rappel s’adresse aux propriétaires d’un de ces modèles dans le nord de la France. En raison d’une dégradation chimique, le gonfleur d’airbag peut exploser de manière incontrôlée, projetant des fragments métalliques dangereux dans l’habitacle. En constat, 12 décès ont été déjà signalés en France. De fait, le constructeur a dû interdire l’utilisation de ces véhicules tant que l’airbag n’a pas été remplacé.
Un autre rappel d’envergure a eu lieu en octobre 2024. 100 000 véhicules sont concernés par un problème de chaîne de distribution sur le moteur PureTech. Un tendeur défectueux pouvait entraîner une casse moteur brutale, nécessitant un remplacement préventif gratuit.
En vidéo le reportage sur le scandale d’airbag :
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Faut-il s’inquiéter sur la fiabilité de Stellantis ?
Avec trois rappels majeurs en quelques mois, la confiance des automobilistes envers Stellantis est mise à rude épreuve. Le moteur 1,2 PureTech, qui équipe de nombreux modèles du groupe, a déjà connu plusieurs problèmes techniques. Pas étonnant que certains conducteurs s’interrogent sur la durabilité de leur véhicule, surtout lorsqu’ils doivent enchaîner les passages en concession.
Stellantis insiste sur le fait qu’il applique le principe de précaution en corrigeant les défauts avant qu’ils ne deviennent dangereux. Toutes les réparations sont prises en charge et les délais d’intervention restent courts. Une plateforme en ligne permet aux conducteurs de vérifier si leur véhicule est concerné, évitant ainsi toute incertitude.
Si vous possédez un véhicule du groupe, il est important de vérifier s’il fait partie des modèles rappelés. Pour cela, renseignez votre numéro VIN sur les sites de Citroën, Peugeot ou Opel. En cas de doute, votre concessionnaire pourra confirmer l’information et, si nécessaire, programmer une intervention.






