En France, nombreux sont les automobilistes qui repoussent le moment de remplacer leur voiture. Entre le coût de la vie, les crédits immobiliers, les assurances et le prix des véhicules neufs, changer d’auto n’est plus une décision que l’on prend à la légère. Quand vient enfin le moment d’acheter, certains préfèrent rester fidèles aux constructeurs français. Par habitude, par confiance, ou simplement parce que leurs modèles répondent à leurs besoins. Si vous faites partie de ceux qui n’achètent que des voitures françaises, il peut être intéressant de patienter encore un peu. En effet, plusieurs nouveautés sont attendues d’ici 2028. Avant de remplacer votre voiture, voici cinq voitures françaises qui méritent d’être surveillées de près.
Sommaire :
Alpine A490
Pour assurer son développement, Alpine ne compte plus uniquement sur ses sportives. La marque de Dieppe prépare aussi un grand SUV familial, l’A490. Il est attendu en 2027, à partir d’environ 80 000 €. Plus imposant que l’A390, ce nouveau modèle abandonnera la silhouette de SUV coupé. Il adoptera un format plus pratique et plus habitable. De quoi séduire une clientèle familiale, tout en venant concurrencer le futur Porsche Cayenne 100 % électrique.
Pour rester fidèle à l’ADN de la marque, les performances ne seront pas oubliées. Les versions les plus puissantes pourraient ainsi développer jusqu’à 600 ch grâce à une configuration à trois moteurs. Son design devrait, par ailleurs, intégrer une signature lumineuse inspirée du concept Alpenglow. Un showcar pourrait d’ailleurs en dévoiler les lignes, probablement lors du Mondial de l’Auto de Paris 2026.
Sur le plan technique, plusieurs sources évoquent une architecture développée avec le groupe Geely plutôt que la plateforme APP initialement envisagée. L’A490 pourrait également adopter une technologie 800 V afin de réduire les temps de recharge. Destiné à soutenir la croissance internationale d’Alpine, ce grand SUV devrait être commercialisé en priorité en Europe et en Asie. Le marché américain est devenu moins favorable, en raison de la hausse des droits de douane.
VOIR AUSSI : Alpine A110 électrique : pourquoi la future sportive veut faire oublier la version thermique
Citroën 2CV
Parmi les futures voitures françaises, le retour de la mythique « Deuche » est sans doute l’un des plus attendus. Cette nouvelle 2CV électrique est attendue en 2028. En amont, un concept-car devrait la précéder au Mondial de l’Auto de Paris 2026. Fidèle à l’esprit de l’originale, elle miserait sur un style néo-rétro. On retrouverait des lignes arrondies, des ailes marquées et des optiques en relief. Son ambition sera de redevenir une voiture populaire, à l’image des Renault 5 et Twingo électriques.
Pour cela, cette 2CV reposera sur la future réglementation européenne dédiée aux petites citadines électriques. Elle devrait, en outre, mesurer environ 3,80 mètres. Son prix de départ serait inférieur à 15 000 €. Afin de contenir les coûts, Citroën ferait l’impasse sur certains équipements de confort et d’aide à la conduite. Sa vitesse maximale pourrait aussi être limitée à 110 km/h. Sous sa carrosserie, elle devrait enfin reprendre une base technique issue de la Fiat Panda, plutôt que la plateforme électrique de Leapmotor.
Son nom et son esprit resteront profondément français. En revanche, sa fabrication devrait être confiée à l’usine Stellantis de Pomigliano d’Arco, près de Naples, en Italie. Ce choix industriel vise à garantir un tarif accessible. Toutefois, il crée un paradoxe : ce symbole du patrimoine automobile français serait produit hors de l’Hexagone.

DS N° 3
Attendue en 2028, la future DS N°3 marquera un tournant pour DS Automobiles. Son style et son positionnement resteront fidèles au savoir-faire français de la marque. En revanche, sa production quittera l’usine de Poissy. Elle devrait être assemblée à Saragosse, en Espagne, aux côtés de la Peugeot e-208. Une logique de mutualisation des coûts, qui pourrait décevoir les acheteurs attachés au « Made in France ».
Sur le plan stylistique, DS entend repartir sur de nouvelles bases. Exit le SUV urbain actuel. La marque reviendrait à une berline compacte à cinq portes, un format plus proche de la première DS 3. Un concept devrait même en donner un premier aperçu au Mondial de l’Auto de Paris 2026. Son design miserait sur une silhouette dynamique, de grandes roues placées aux quatre coins et un style inspiré de l’univers des sportives compactes.
Conçue exclusivement comme un modèle électrique, la DS N°3 reposerait sur la plateforme STLA Small de Stellantis. Son habitacle devrait faire la part belle aux commandes vocales assistées par intelligence artificielle. Le nombre d’écrans serait limité. Les premières indiscrétions évoquent aussi une autonomie pouvant atteindre 500 km grâce à une nouvelle génération de batteries.
Peugeot e-208
La future Peugeot e-208 confirme également la montée en puissance des voitures françaises sur le marché électrique. Attendue à l’été 2027, cette nouvelle génération reposera sur la plateforme STLA Small. Elle sera proposée uniquement en version électrique. Peugeot veut ainsi monter en gamme avec un modèle plus technologique. L’actuelle 208, elle, continuera d’être vendue en thermique et en hybride.
Cette nouvelle e-208 pourrait aussi inaugurer le volant Hypersquare. Ce dispositif a déjà été montré sur plusieurs concept-cars de la marque. Il serait associé à une direction « steer-by-wire », sans liaison mécanique. Peugeot promet ainsi une expérience de conduite différente. La citadine devra aussi affronter une concurrence plus forte, avec les futures Renault 5 et Clio électriques.
Pour tenir son calendrier, Peugeot devrait équiper les premiers exemplaires d’un moteur électrique fourni par l’équipementier chinois Jing-Jin Electric Technologies (JJE). Le bloc Emotors, développé en France à Trémery puis assemblé en Hongrie, ne prendrait le relais qu’à partir de la mi -2028. Ce choix pourrait avoir un impact sur l’accès à certaines aides publiques. Les critères tiennent en effet compte de l’origine des composants.

Renault Captur 3
Attendu en 2028, le Renault Captur 3 prendra plus de temps que prévu à se renouveler. Contrairement aux générations précédentes, qui avaient rapidement suivi l’arrivée d’une nouvelle Clio, ce troisième opus arrivera près de deux ans après la Clio 6. Renault entend ainsi prolonger la carrière du Captur actuel, récemment restylé, tout en laissant davantage de place au Symbioz dans sa gamme.
Sur le plan du design, le Captur 3 délaissera le style néo-rétro des Renault 5 et 4 E-Tech. Il adoptera des lignes plus tendues, inspirées du concept Renault Emblème. Sous le capot, le SUV devrait conserver des motorisations essence et hybrides, dont le bloc full hybrid de 160 ch partagé avec Dacia. Une version électrique dotée d’un prolongateur d’autonomie thermique est également à l’étude. Elle pourrait offrir jusqu’à 1 400 km d’autonomie cumulée.
Pour les acheteurs attachés aux voitures françaises, ce futur Captur restera un choix rassurant. Si son développement est assuré par Renault, son assemblage devrait une nouvelle fois être confié à l’usine de Valladolid, en Espagne. Le constructeur mise ainsi sur la continuité pour préserver la rentabilité de l’un de ses modèles les plus importants.
VOIR AUSSI : Renault Mégane E-Tech restylée : voici tout ce que l’on sait de ce millésime 2026
Faut-il attendre avant d’acheter une voiture française ?
Ces cinq modèles montrent que les voitures françaises continueront d’évoluer fortement d’ici 2028. Si certaines seront assemblées en Espagne ou en Italie, ou feront appel à des partenaires étrangers pour une partie de leur technologie, leur conception, leur développement et leur identité restent bien portés par les constructeurs français. Dans une industrie automobile désormais mondialisée, cette organisation est devenue la norme. Si vous envisagez de remplacer votre véhicule dans les prochains mois et souhaitez rester fidèle à une marque française, patienter jusqu’à l’arrivée de ces nouveautés pourrait donc être un choix judicieux. Et ce n’est qu’un aperçu des futurs modèles attendus. D’autres voitures françaises devraient, elles aussi, faire leur apparition dans les années à venir.






