Apparemment, Xiaomi veut aller plus vite que tout le monde, de même que Ferrari. Après un premier essai remarqué avec la berline SU7, la marque chinoise dévoile le Xiaomi YU7. C’est un SUV électrique qui emprunte sans complexe les codes esthétiques du Purosangue. Silhouette athlétique, design affûté, ambitions haut de gamme… mais à la sauce chinoise. Même en étant nouveau venu dans l’automobile, le géant du smartphone chinois entend bien marquer les esprits et les concurrents. Voici tout ce que l’on sait déjà sur ce SUV électrique.
Sommaire :
Un design affûté et musclé, comme l’Italienne dont il s’inspire
Dès le premier regard, le Xiaomi YU7 évoque un air de déjà-vu. Avec ses lignes basses, ses courbes tendues et son capot sculpté, il rappelle sans détour la Ferrari Purosangue. Le constructeur chinois ne s’en cache pas : s’inspirer des meilleurs est une manière d’entrer dans la cour des grands. Et ici, le clin d’œil à Maranello est assumé, jusque dans la silhouette élancée et les galbes travaillés.
Cependant, dans les proportions comme dans les détails, la firme chinoise soigne sa copie. En effet, son SUV mesure près de cinq mètres de long pour deux mètres de large, avec un empattement de trois mètres. À noter que ces dimensions sont quasiment identiques à celles du SUV italien. Flancs sculptés, phares affinés, poignées affleurantes, calandre basse… tout concourt à un style fluide, racé, agressif. Bref, juste ce qu’il faut.
Dans le fond, ce travail esthétique n’est pas un simple exercice de style. Un Cx de 0,245, c’est rare pour un SUV. Pourtant, le constructeur y est arrivé en soignant chaque détail. Parmi lesquels, un spoiler actif, une calandre à volets mobiles, des conduits d’air intégrés aux phares et 40 zones pensées pour canaliser le flux d’air. C’est l’un des meilleurs résultats pour une voiture de sa taille, et cela permet à lui seul de gagner 59 kilomètres d’autonomie.
Par ailleurs, Xiaomi a misé sur des couleurs expressives pour renforcer l’identité du véhicule. L’Emerald Green, notamment, évoque les carrosseries de sport très haut de gamme. Cette teinte rare utilise plusieurs couches superposées, avec des pigments métalliques ultrafins, pour jouer avec la lumière à chaque mouvement. À cela s’ajoutent un Titanium Silver éclatant et un Lava Orange plus sportif, déjà-vu sur la berline SU7.
Même le choix des matériaux confirme l’orientation premium. La carrosserie mêle aluminium et acier ultrarésistant, avec un alliage sur mesure pour les zones critiques. De quoi concilier style, sécurité et efficacité.

VOIR AUSSI : Toyota RAV4 2025 : voici tout ce que l’on sait sur cette 6e génération
Un habitacle digne d’un salon VIP futuriste
À l’intérieur de son tout nouveau YU7, Xiaomi sort l’artillerie lourde. On comprend de suite que le constructeur a voulu créer un espace où le confort et la technologie se complètent sans jamais se concurrencer. Tout est en fait pensé pour offrir une expérience haut de gamme, aussi bien au conducteur qu’aux passagers.
La marque parle d’un « cockpit dual-zone », et ce n’est pas qu’un effet de langage. À l’avant, les deux sièges sont dits « zéro gravité ». Ils s’inclinent électriquement, offrent un soutien lombaire multicouche et intègrent un massage à 10 points pour soulager la fatigue sur longs trajets. À l’arrière, les passagers profitent de dossiers inclinables jusqu’à 135°, ainsi que d’écrans tactiles pour régler la climatisation ou le son.
Parmi toutes les innovations, la plus impressionnante reste sans doute l’écran panoramique à l’avant. Le constructeur l’appelle le HyperVision Display. Il s’agit d’un affichage incurvé de 1,1 m de large, projeté juste sous le pare-brise. Cet écran regroupe navigation, musique, météo, infos du véhicule et même des effets visuels synchronisés selon le mode de conduite. Le tout est personnalisable à souhait, y compris pour le passager.
Les matériaux sont eux aussi à la hauteur des ambitions de Xiaomi. Toutes les surfaces de contact sont habillées de matériaux doux. Pour cela, le géant chinois a utilisé des textiles certifiés OEKO-TEX, du cuir Nappa grainé et des mousses à mémoire de forme pour les assises.
Même la planche de bord est redessinée pour dégager l’espace visuel, en intégrant discrètement les aérations et les airbags. On a l’impression d’être dans un véhicule haut de gamme, mais sans la froideur souvent associée au luxe. C’est spacieux, intuitif, accueillant.

Trois versions de Xiaomi Yu7 pour trois expériences de conduite
Pour son YU7, la marque a prévu trois versions bien distinctes, chacune ayant sa propre personnalité. Une façon de parler à tous les profils, du conducteur raisonnable au passionné de performances brutes.
La version Standard vise les conducteurs pragmatiques. Elle embarque un moteur arrière de 315 ch et une batterie de 96,3 kWh. L’autonomie annoncée pour cette déclinaison atteint 835 kilomètres selon le cycle chinois CLTC, soit environ 730 kilomètres estimés en WLTP. Le 0 à 100 km/h est, quant à lui, bouclé en 5,88 secondes. Ce sont des performances déjà solides pour un SUV pensé pour les longues distances.
La version Pro ajoute la transmission intégrale et monte à 489 ch. Elle conserve la même batterie, mais l’autonomie chute légèrement à 770 kilomètres CLTC, soit environ 675 kilomètres en WLTP. En contrepartie, les performances s’affirment : le 0 à 100 descend à 4,27 secondes.
La version Max, elle, coche toutes les cases. Ses deux moteurs produisent une puissance cumulée de 681 ch. La voiture s’alimente à une batterie de e 101,7 kWh, atteint 253 km/h en pointe. En termes d’accélération, elle passe de 0 à 100 km/h en seulement 3,23 secondes.
Les trois versions reposent sur une architecture 800 V, compatible avec la recharge ultra rapide. La firme promet 620 kilomètres récupérés en 15 minutes. Un chiffre qui place le Xiaomi YU7 parmi les SUV électriques les plus efficaces du marché en matière de recharge.

Xiaomi Yu7, un SUV dopé à l’IA et bardé de capteurs
Chez Xiaomi, la technologie n’est jamais un simple argument marketing. C’est une culture, presque un réflexe. Et dans son SUV, cela se ressent à chaque niveau. Le constructeur a intégré l’ensemble de son savoir-faire numérique dans une architecture embarquée conçue comme un vrai cerveau centralisé.
Au cœur du système, on trouve un calculateur Nvidia DRIVE Thor, un monstre de puissance capable de 700 TOPS, conçus pour l’ère des véhicules intelligents. Il alimente le système de conduite assistée, que la marque a baptisé, Xiaomi HAD. Celui-ci combine un LiDAR, un radar 4D, onze caméras haute définition et douze capteurs ultrasoniques. Le tout permet à son SUV de voir loin, de détecter dans le brouillard, et d’anticiper les mouvements avec une précision impressionnante.
Xiaomi va plus loin en fusionnant toutes ses unités de traitement dans une seule plateforme appelée « Four-in-One Domain Controller ». Ce dernier regroupe la conduite assistée, l’infodivertissement, la gestion du véhicule et la connectivité. Résultat : moins de composants, moins de poids, et une meilleure autonomie globale.
La connectivité, elle aussi, est au sommet. Le Xiaomi YU7 intègre une double connectivité 5G, le Wi-Fi 7, plusieurs modules Bluetooth et même une clé UWB pour l’accès sans contact. Comme vous pouvez le prétendre, tout est pensé pour créer une passerelle fluide entre l’utilisateur, la voiture et l’univers domotique Xiaomi. On n’achète donc pas seulement un SUV, mais une extension roulante de l’écosystème maison.
À bord, la technologie ne se voit pas toujours, mais elle travaille en permanence. Que ce soit pour le confort, la sécurité ou l’interaction avec le conducteur, le YU7 veut montrer que Xiaomi sait faire bien plus que des téléphones.

VOIR AUSSI : Xiaomi Su7 Ultra : mieux que la Porsche Taycan Turbo GT ?
Un prix plus bas que celui d’une Tesla Model Y… en Chine
Sur un marché où les prix flambent, Xiaomi comprend parfaitement que l’argument tarifaire peut faire mouche. Et pour son YU7, le constructeur a choisi de rester sous la barre du Tesla Model Y, du moins sur le marché chinois. La version Standard du SUV est attendue autour de 245 900 yuans, soit environ 30 000 euros au taux de change actuel. La version pro grimperait à 275 900 yuans (33 750 euros), tandis que le modèle Max atteindrait 329 900 yuans, soit un peu plus de 40 000 euros.
Cependant, il faut garder une chose en tête : ces prix ne valent que pour la Chine. Si le Xiaomi YU7 devait arriver en Europe, il faudrait compter avec les taxes d’importation, les coûts de distribution. Et surtout l’absence de bonus écologique en France, puisque le véhicule est produit hors Union européenne. À son arrivée chez nous, les prix pourraient facilement frôler au-delà des 45 000 à 50 000 euros.
Pour l’instant, le lancement officiel est prévu en juillet 2025, uniquement dans son pays natal. Xiaomi annonce une capacité de production de 300 000 unités par an, avec un objectif clair : occuper le terrain face aux Tesla, BYD, Nio et Xpeng. Jusque-là, la marque ne l’a pas encore confirmé, mais une commercialisation en Europe semble inévitable et ce ne sera pas pour longtemps.
Si Xiaomi respecte ses promesses de prix, d’équipement et de technologie, son Yu7 pourrait bien devenir l’un des SUV électriques les plus redoutables de sa génération. Reste à savoir si l’Europe l’accueillera à bras ouverts… ou avec des droits de douane bien sentis.
En vidéo le teaser de Xiaomi :






